Umberto Eco possédait 50 000 ouvrages dont 30 000 étaient conservés dans sa résidence à Milan.

Il est surtout connu du grand public comme romancier, et spécifiquement pour deux ouvrages :

  •  Le Nom de la rose (1980) qui reçoit le prix Strega et le prix Médicis étranger
  • Le Pendule de Foucault (1988)

Alors que Arte vient de rendre hommage au grand écrivain italien disparu le 19 février dernier (à voir en replay : Umberto Eco, derrière les portes), ne manquez pas cette étonnante vidéo qui montre Umberto Eco déambulant dans le dédale de sa bibliothèque et mettant la main sans aucune hésitation sur l’ouvrage qu’il recherche, parmi les 30 000 qu’elle contient.

Un petit film borgésien, mis sur son compte Facebook par un autre écrivain italien, Stefano Crupi, qui illustre avec humour deux des passions principales du penseur pluriel : le livre et le labyrinthe.

Retour sur Umberto Eco

Diplômé en philosophie en 1954 à l’université de Turin, il s’intéresse dans un premier temps à la scolastique médiévale, puis à l’art d’avant-garde et à la culture populaire contemporaine.

Pionnier de la sémiotique (l’étude des signes), il développe des théories du langage et notamment de la réception, qui se retrouvent en filigrane dans ses œuvres romanesques.

Docteur en philosophie, il commence sa carrière à la télévision. Cette expérience l’amène à se pencher sur la culture de masse, réflexion qu’il développe notamment dans “La Guerre du faux”, en 1985.

Universitaire, il est titulaire de la chaire de sémiotique et directeur de l’École supérieure des Sciences humaines à l’université de Bologne. Il est l’auteur de nombreux essais sur la linguistique, la sémiotique, l’esthétique, la culture de masse.

Mais il est surtout connu du grand public comme romancier, et spécifiquement pour deux ouvrages: “Le Nom de la rose” (1980) qui reçoit le prix Strega et le prix Médicis étranger et “Le Pendule de Foucault” (1988). Mais, il a publié d’autres romans comme “L’Île du jour d’avant” (1994), “Baudolino” (2000), “Le Cimetière de Prague” (2010) ou encore “Numéro zéro” (2015).

Umberto Eco donne plusieurs conférences sur ses théories de la narration en littérature, “Six promenades dans les bois du roman et d’ailleurs” (1996), sur la traduction, “Experiences in translation” (2000), et sur la littérature, “De la littérature” (2003).